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Fondation Sciences Mathématiques de Paris

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Fondation Sciences Mathématiques de Paris : soutenir la recherche en maths à Paris

Fermat, Galois, Poincaré, Bourbaki..., mais aussi Schwartz, Thom, Connes, Yoccoz, Lions, Lafforgue, Werner, Villani, Bào Châu… Les mathématiques françaises occupent une place de choix dans le paysage scientifique international. C’est donc dans l’esprit de cette tradition séculaire que la Fondation Sciences Mathématiques de ParisNouvelle fenêtre a été créée en 2006. Son directeur Jean Dolbeault, directeur de recherche au CNRS, chercheur au Centre de recherches en mathématiques de la décisionNouvelle fenêtre (Ceremade, Université Paris-Dauphine/CNRS), en présente les lignes directrices et les principales missions.

 

Mathématiques fondamentales ou mathématiques appliquées ?

Jean Dolbeault. La fondation soutient l’ensemble des mathématiques et de l’informatique fondamentale, des théories les plus abstraites aux applications les plus concrètes. Les mathématiciens ont  souvent été confrontés à d’autres disciplines scientifiques et pour certains d’entre eux, mais pas pour tous,  elles sont une source d’inspiration. On peut aussi noter une demande de formalisation mathématique et d’outils dans d’autres champs scientifiques, qui passe souvent au travers du calcul scientifique et de la simulation numérique.

 

Les mathématiques interviennent donc davantage dans d’autres champs disciplinaires.

J. D. : Nous assistons à l’apparition de nouveaux domaines d’interaction et d’intervention pour les mathématiciens. Certains sont de nature scientifique, d’autres à caractère fortement technologique. Nombreux sont aujourd’hui les produits de l’industrie ou des services qui incorporent et intègrent des mathématiques, de la finance à l’imagerie médicale en passant par la chimie, la physique, la robotique ou les réseaux.

 

Quelles sont les principales missions de la fondation ?

J. D. : La fondation soutient la recherche fondamentale et appliquée. Elle ambitionne de donner aux mathématiques parisiennes une très forte visibilité internationale et de faire ainsi de Paris un pôle d’attraction pour les meilleurs étudiants et enseignants-chercheurs français et étrangers. Dans ce but, elle initie et finance divers programmes (bourses, chaires d’excellence, contrats post-doctoraux, invitations de chercheurs…). Elle encourage les collaborations au meilleur niveau et les partenariats entre le milieu académique et le monde économique et industriel.

 

Quels en sont les effectifs et les acteurs ?

J. D. : La fondation est un réseau thématique de recherches avancées fondé par des universités et institutions de recherche parisiennes : l'université Pierre et Marie Curie (UPMC), l'université Paris Diderot (UPD P7), l'École Normale Supérieure (ENS) et le CNRS, qui ont été rejoints par des laboratoires de l'université Paris-Dauphine, de l'université Paris-Descartes, de l’université Paris-Nord, et par des équipes du Collège de France et de l'Inria. Elle soutient l’activité de près de 1200 mathématiciens dont la plupart sont rattachés à 11 unités mixtes de recherche et gère un budget annuel de près de 4 M€.

 

Quels en sont les principaux programmes ?

J. D. : La Chaire d'Excellence de la Fondation permet de faire venir à Paris pendant un an un mathématicien de tout premier plan au niveau mondial (ou d’en inviter deux pour six mois). Le Prix de la Fondation, devenu récement chaire junior, permet à un jeune chercheur de haut niveau de bénéficier d’un séjour de recherche de quatre, six ou douze mois dans un des laboratoires rattachés à la fondation. Le programme d’invitations est destiné à des séjours de recherche pour des durées allant jusqu'à trois mois. Le Programme post-doctoral propose vingt contrat post-doctoraux par an, dont certains correspondent à des contrats de deux ans. Paris Graduate School of Mathematical Sciences permet à des étudiants étrangers de terminer leur cursus de formation à Paris grâce à des bourses de master, en vue d’une thèse. Enfin, différentes actions ont pour objectif de rapprocher les centres d’intérêt du monde industriel et ceux de la recherche universitaire en mathématiques.

 

La fondation apporte-t-elle un soutien financier à des opérations ou autres événements ?

J. D. : La fondation est soutenue par plusieurs partenaires du monde économique. Elle est porteuse d'un labex, le LabEx SMPNouvelle fenêtre. Elle travaille aussi  avec des organismes publics, locaux, régionaux et nationaux. C’est ainsi qu’elle peut financer des programmes aussi divers que la Chaire junior ou la Chaire d'Excellence, des contrats post-doctoraux, des séjours de recherche à l’étranger pour les doctorantsNouvelle fenêtre ou des stages en province pour les étudiants de master, le programme Paris Graduate School of Mathematical Sciences (PGSM), l’accueil de scientifiques de haut niveau.

 

Elle finance aussi  la participation de chercheurs aux programmes de l’Institut Henri Poincaré (IHP), le programme MathsC2+ ouvert aux collégiens et lycéens, un programme Emergences de la Ville de Paris, etc. Dans le cadre de ces projets, elle participe à l’organisation de colloques, mais elle n’a pas de programme de soutien aux manifestations scientifiques qu’elle n’organise pas elle-même. Développer une structure d’appui à la recherche pour organiser des cycles de conférences et des réunions de chercheurs fait partie des projets possibles ; ce serait  compte tenu du rôle que Paris joue au niveau international un des objectifs que l’on peut envisager à terme.

  

Pour en savoir plus, des vidéos en accès libre :

 

Pour en savoir plus :

Ancien élève de l'École normale supérieure, Jean Dolbeault a suivi une double formation en mathématiques et en physique. Après un DEA de physique théorique, il a soutenu une thèse de mathématiques appliquées, préparée sous la direction de Pierre-Louis Lions. D’abord chargé de recherche CNRS à Toulouse dans un groupe de physique théorique, puis à l'Université Paris-Dauphine, directeur de recherche au CNRS depuis 2003, Jean Dolbeault s’est beaucoup impliqué dans les instances de Paris-Dauphine. 

Sur le plan scientifique, ses centres d'intérêt vont de l'analyse non-linéaire des équations aux dérivées partielles aux applications des mathématiques en physique et en biologie, et des questions fondamentales à l'étude de propriétés qualitatives des solutions ou à la modélisation et au calcul scientifique.



03/05/12