Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

Plateformes continentales au large de l’État de Rio de Janeiro

accès rapides, services personnalisés

Rechercher

Recherche détaillée

Contact

Direction de la communication

 

Marie Pinhas-Diena, responsable de la communication scientifique l T. 01 44 27 22 89 l M. marie.pinhas@upmc.fr

Plateformes continentales au large de l’État de Rio de Janeiro

Études océanographiques et géologiques-géophysiques

Les plateformes continentales brésiliennes ont été étudiées pour la première fois dans les années 1970 dans le cadre des projets REMAC (Projeto de Reconhecimento global da margem continental brasileira-DNPM/CNPq/Petrobras). Depuis, aucune étude de cette envergure n’avait été menée. Quarante ans plus tard, des océanographes, biostratigraphes, géologues et géophysiciens marins, français et brésiliens, se sont associés pour comprendre l’évolution de l’environnement des milieux côtiers et de l’offshore de l’État de Rio de Janeiro.

 

Carte bathymétrique de la zone d’étude des plateformes continentales au large des bassins de Santos et de Campos, et plan de position des données sismiques GEOMAR existantes. P1 et P2= prélèvements par carottage (Agence Nationale du Pétrole). Bathymétrie prédictive de Smith & Sandwell (1997). Bathymétrie prédictive de Smith & Sandwell (1997).

 

Ce projet exploratoire qui couvre diverses échelles de temps et de l’espace, s’intéresse à l’évolution morpho-sédimentaire de ces derniers 500.000 ans et à plus haute résolution du Quaternaire très récent des baies côtières et des plateformes continentales. Au programme, la portion Nord du bassin de Santos et Sud du bassin de Campos, les baies côtières (baies d’Angra, Sepetiba et Guanabara) et la plateforme continentale jusqu’au talus supérieur, entre l’île de São Sebastião et le Delta du Paraíba do Sul.

 

Carte bathymétrique de la zone d’étude des plateformes continentales au large de l’État de Rio de Janeiro (bassins de Santos et de Campos), et plan de position prévisionnel des acquisitions géophysiques et des prélèvements. La région soulignée en jaune correspond à une zone de bathymétrie petits fonds (0-60 m), ou le maillage de l’acquisition doit être plus important (2.000 km de lignes sismiques de haute résolution) avec un système d’acquisition boomer AA301 de la companie Applied Acoustic Engineering Limited ; les tracés noirs correspondent à la position de lignes plus régionales (5.000 km de lignes sismiques haute résolution associées à un échosondeur de sédiments 512i de Edgetech). SM= Serra do Mar. P1 et P2= forages (Agence Nationale du Pétrole). Bathymétrie prédictive de Smith & Sandwell (1997).

 

De telles études présentent un double intérêt, scientifique et économique. D’une part, elles permettent d'élaborer des modèles géologiques de dépôt et d’écrire une histoire paléoclimatique et sédimentaire qui peut servir d'analogue aux réservoirs pétroliers de plateforme et à la gestion des activités côtières (actuelles et futures). Elles aident à mieux comprendre l’impact des variations climatiques sur les marges, qui affectent non seulement la physiographie et l’enregistrement sédimentaire, mais ont également de grandes implications sur l’évolution écologique des systèmes sédimentaires côtiers et de transition terre-mer : les estuaires, les deltas et les plaines côtières. Une bonne connaissance de ces milieux permet d’établir des modèles prédictifs pour les transferts de sédiments continent-océan.

 

D’autre part, ces analyses aboutissent à la cartographie de la distribution des dépôts ayant une valeur économique (granulats, phosphates), révèlent les variations de propriétés géotechniques des sédiments pour la mise en place de câbles sous-marins (et éventuellement leur ensouillage) et/ou l’implantation de structures (éoliennes), et donnent une estimation du risque naturel (intensité, fréquence et récurrence des processus gravitaires et instabilités dans la région du bord de la plateforme actuelle).

Pour en savoir plus :

Coordinateurs

France

Christian Gorini, Institut des Sciences de la Terre Paris (iSTeP, CNRS/UPMC)

 

Brésil

Antonio Tadeu dos Reis, Département d’océanographie géologique-UERJ

Cleverson Guizan Silva, Département de géologie et géophysique marine-LAGEMAR/UFF

 

Institut des Sciences de la Terre Paris (iSTeP, CNRS/UPMC)Nouvelle fenêtre

 

Les missions océanographiques GEOMAR sont le fruit de la collaboration entre la communauté scientifique brésilienne et le Centre Hydrographique de la Marine Nationale du Brésil, aujourd’hui Centro Hidrográfico da Marinha-CHM. Elles ont été réalisées entre 1969 et 1986. Le projet est basé sur le jeu de données déjà existantes, issues des missions océanographiques d’acquisition GEOMAR, concernant environ 6.000 km de lignes sismiques acquises à partir d’une source sparker de 1000 Joules, qui permettent une pénétration de 300 ms en moyenne (~200 m). Le projet est financé, en partie, par la Fondation pour l’Appui à la Recherche de l’Etat du Rio de Janeiro/Faperj-RJ et par le Conseil National de Recherche/CNPq-Brésil, dont les ressources sont destinées à l’acquisition de nouvelles données sismiques.



12/06/14