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Marge équatoriale brésilienne

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Direction de la communication

 

Marie Pinhas-Diena, responsable de la communication scientifique l T. 01 44 27 22 89 l M. marie.pinhas@upmc.fr

Marge équatoriale brésilienne

Études géophysiques et modélisation expérimentale

L’étude et la compréhension des écoulements gravitaires sous-marins ont souvent été motivées par des raisons scientifiques (ces systèmes ont enregistré l’histoire géologique des continents et des marges continentales et contrôlent l’évolution régionale d’une marge) et économiques (ils peuvent constituer d’excellents réservoirs pour les hydrocarbures).

 

Carte régionale avec localisation des bassins de la marge équatoriale brésilienne (données bathymétriques de Smith et Sandwell, 1994).

 

Il existe plusieurs types de glissement (translationnel, rotationnel…) dont les paramètres gouvernant la mise en place sont très mal compris (nature des sédiments, pente…). Les instabilités gravitaires sont des phénomènes naturels peu prévisibles, généralement catastrophiques, pouvant affecter les infrastructures côtières et hauturières (rupture de câbles sous-marins ; exemples de Terre Neuve en 1929 ou du Bassin Ligure en 1979) ou, plus dramatiquement, les communautés humaines (génération, en surface, de tsunamis).

 

Le projet de recherche qui rassemble des équipes française et brésilienne, vise à mieux comprendre les instabilités gravitaires, en particulier les mécanismes et les causes de déclenchement de la rupture (causes mécaniques, remontée de fluides…), et leur impact sur l’évolution régionale d’une pente continentale et la génération d’écoulements gravitaires. Les compétences en géologie et géophysique marine sont très complémentaires, certains membres de ces équipes étant déjà en relation dans le cadre du projet CNRS français Action Marges et sur la thématique de la tectonique gravitaire en Méditerranée occidentale et sur un projet franco-brésilien Capes-cofecub sur la thématique « Processus Gravitaires ».

 

La compilation des données de sismique réflexion multitraces disponibles au Département de Géologie-LAGEMAR-Uff sert de point de départ. Le projet est financé, en partie, par le CNPq-Brésil, dont les ressources sont destinées à l’acquisition de données chrono-stratigraphiques et de diagraphies des puits de forages industriels auprès du BDEP-ANP (Banque Nationale de Données d’Exploration et Production-Agence Nationale du Pétrole, Brésil). Il s’inscrit également dans un l’Accord de Coopération Capes-Cofecub.

Plusieurs questions concernant la tectonique gravitaire dans le Cône de l’Amazone restent ouvertes, ainsi que dans d’autres autres bassins de la marge équatoriale brésilienne. On ne connaît pas la complexité structurale détaillée de cet édifice, ni son évolution temporelle et dynamique. La prospection sera encore longue…

Pour en savoir plus :

Coordinateurs

France

Christian Gorini, Institut des Sciences de la Terre Paris (iSTeP, CNRS/UPMC)Nouvelle fenêtre

Brésil

Antonio Tadeu dos Reis, Département d’océanographie géologique-UERJ

Cleverson Guizan Silva, Département de géologie et géophysique marine-LAGEMAR/UFF



12/06/14