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Des matériaux « verts » pour notre planète bleue

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Des matériaux « verts » pour notre planète bleue

En France, les eaux et les sols sont chaque jour un peu plus pollués par des rejets naturels et/ou anthropiques. À défaut d’enrayer définitivement le processus, peut-on panser les plaies et revenir à une situation plus saine ? Thibaud Coradin, directeur de recherche au CNRS, et son équipe « Matériaux et Biologie » œuvrent en ce sens au Laboratoire de chimie de la matière condensée de Paris (CNRS/UPMC). Entre produits de synthèse et objets du vivant, ils développent une chimie respectueuse de l'environnement et conçoivent des matériaux de décontamination, transformation et recyclage des déchets…

 

Aujourd’hui, le traitement des eaux usées et/ou des sols nécessite une suite d’opérations de séparation et de traitements biologiques dont l’efficacité varie fortement en fonction du polluant considéré (en particulier de sa nature organique ou inorganique). De plus, le stockage des déchets résultants pose problème.

 

D. R.

 

Matériaux pour le piégeage des métaux

Les procédés de séparation d’éléments polluants ont recours à des matériaux, naturels ou synthétiques, qui possèdent de bonnes propriétés d’adsorption. C’est le cas par exemple des minerais de phosphates très abondants à l’état naturel. Depuis quelques années, les scientifiques ont ainsi entrepris d’explorer l’élaboration d’adsorbants à base de phosphate de calcium. Ils ont pu en améliorer les capacités de piégeage de métaux, en contrôlant leur porosité et en les associant avec des molécules organiques ou d’autres phases minérales.

 

En parallèle, ils s’intéressent à la possibilité d’utiliser des organismes vivants associés à des adsorbants non polluants, en particulier la silice, pour permettre un piégeage bio-contrôlé de polluants combiné à terme, à une bio-détection de ces espèces.

 

Vers de nouveaux procédés respectueux de l'environnement

Les approches de chimie verte visent à développer de nouveaux procédés de synthèse plus respectueux de l'environnement : matières premières renouvelables, faible dépense énergétique, fort rendement, recyclage... Pour ce faire, les chimistes s’emploient par exemple à synthétiser des matériaux nanostructurés utilisant des molécules biologiques ou leurs dérivés (bio-tensioactifs). Ils s’intéressent aussi au cycle de vie et à l’impact de leurs assemblages synthétiques sur le vivant, en plaçant la biodégradabilité au cœur de leur recherche.

 

© N. Baccile - CNRS

 

Alors que les normes d’émission et de contrôles tendent à se renforcer, chimie, biologie et ingénierie se rencontrent autour d’un axe majeur de recherche, le développement de procédés de décontamination. Par sa diversité (chimie minérale des solutions et des solides, chimie de coordination, physicochimie des surfaces) et ses interactions avec le vivant et l’environnement, la chimie y joue un rôle clef tant dans le diagnostic que dans la quantification et le traitement de la pollution des sols et des eaux.

Pour en savoir plus :

Laboratoire de chimie de la matière condensée de ParisNouvelle fenêtre



13/03/13