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Campus urbain AquaFutura

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Campus urbain AquaFutura

Un projet coopératif interuniversitaire

En 2010, l’usine de production d’eau potable d’Ivry-sur-Seine appartenant à la Ville de Paris a cessé l’essentiel de son activité. Dans un contexte de reconversion des surfaces désaffectées de l’usine, les PRES Sorbonne Universités et Paris Est œuvrent à la création d’un pôle commun d’activités de recherche et de formation, le campus urbain AquaFutura. Ce projet vise à fédérer les acteurs publics et privés du territoire autour de problématiques liées à l’eau et à l’environnement urbain. Présentation par Patrick Porcheron, professeur UPMC, chargé de mission auprès de la vice-présidence Insertion.

 

Bassins de filtration sur sable à l'usine Eau de Paris d'Ivry-sur-Seine. © Mathieu Sebilo

 

AquaFutura marque l’émergence d’une nouvelle forme de collaboration entre partenaires universitaires et industriels grâce à la mutualisation de ressources matérielles et humaines. L’aménagement d’une plateforme d’analyse et de recherche permettra aux équipes associées au projet de disposer d’espaces de recherche et de locaux tertiaires complémentaires de ceux existant dans leurs laboratoires d’origine. Une halle technologique d’expérimentation et de formation abritant des bancs d’essais pilotes et des ateliers accueillera des formations technologiques à destination des étudiants et des professionnels d’entreprise.

 

Du côté des partenaires industriels, les attentes portent sur :

  • l’étude des interactions entre les eaux et les écosystèmes des sols conditionnant le transfert des contaminants ;
  • l’analyse de la dégradation microbienne et de la dissipation chimique en fonction des variations du milieu ;
  • la réalisation d’études approfondies sur le devenir et l’évaluation réaliste des risques environnementaux et sanitaires des résidus de l’activité industrielle ;
  • une meilleure maîtrise de la captation et du traitement des sédiments pollués ;
  • le développement de nouvelles méthodes d’analyse et de traitement des eaux et la mise en œuvre de systèmes innovants de suivi physico-chimique et microbiologique des eaux ;
  • l’anticipation de l’évolution contraignante de la réglementation ;
  • l’anticipation des mutations technologiques…

Un ensemble de programmes de R&D collaboratifs et de prestations de services à des industriels du domaine est prévu pour développer :

  • des technologies destinées à la maîtrise de la qualité de l’eau et du traitement des pollutions diffuses ;
  • des outils de surveillance de l’environnement ;
  • des modèles pour accompagner le choix et la conception de dispositifs de gestion écoresponsable des eaux et de leur environnement.

Un hôtel à projets viendra compléter cet ensemble afin d’accueillir de jeunes entreprises innovantes depuis leur création au sein d’un incubateur jusqu’à leur maturité dans des locaux d’activités adaptés.

 

D’un point de vue académique, le projet vient en appui d’un ensemble de formations dispensées par les PRES concernés. Il devrait offrir aux étudiants et aux professionnels un accès à des équipements pilotes et à des compétences les plaçant en situation concrète d’appropriation des concepts et des problématiques étudiés. Les programmes de formation, initiale et continue, concerneront :

  • l’étude et la gestion durable des pollutions diffuses de l’eau et des sols ;
  • la mise au point de technologies pour le traitement des polluants ;
  • l’analyse de l’impact des activités humaines sur la qualité de l'eau et des milieux environnants ;
  • l’ingénierie environnementale et la conception d’aménagements mieux intégrés au territoire.

Le campus sera également accessible au grand public via un centre ressources pédagogiques destiné à promouvoir les avancées scientifiques et les métiers des secteurs de l’eau et de l’environnement urbain et à l’initier aux nouvelles pratiques éco-responsables.

 

Le projet se propose donc d’accompagner la consolidation d’une filière économique et scientifique attractive et de porter des scenarii de ruptures technologiques en lien avec les besoins du marché. En formant des cadres scientifiques et techniques qualifiés et créatifs, il ambitionne de devenir une vitrine territoriale et nationale de l’innovation dans le domaine de l’eau et de l’environnement urbain.

 

Bassins de filtration sur sable à l'usine Eau de Paris d'Ivry-sur-Seine. © Mathieu Sebilo

Pour en savoir plus :

Le projet s’inscrit pleinement dans la stratégie de l’OIN Orly-Rungis-Seine-Amont et de l’opération Ivry Confluences. L’ensemble des collectivités territoriales concernées sont mobilisées : Ivry-sur-Seine, les Conseils Généraux du Val-de-Marne et de Seine-et-Marne et la Région Île-de-France.

 

Les partenariats académiques

Établissements porteurs du projet

  • Le PRES Sorbonne UniversitésL’UPMC membre du PRES Sorbonne Universités, est particulièrement impliquée dans le projet en raison des compétences de plusieurs de ses laboratoires et départements de formation dans le domaine de l’eau et de l’environnement.
  • Le PRES Université Paris-Est (UPE)Deux des axes thématiques majeurs qui structurent la politique d’UPE sont en lien avec les objectifs et les enjeux de la plateforme : Santé et Société et Ville, Environnements et leurs Ingénieries.

Les laboratoires de recherche

Laboratoires d'appui

Laboratoire Eau, Environnement et Systèmes Urbains (LEESU)

Les chercheurs du LEESU travaillent principalement sur les territoires urbains et péri-urbains.

 

Unité mixte de recherche « Structure et fonctionnement des systèmes hydriques continentaux » (Sisyphe, CNRS/UPMC/EPHE)

L'UMR Sisyphe s'intéresse au cycle de l'eau dans les milieux continentaux (sols, sous-sols et cours d'eaux), et travaille à la fois sur la circulation de l'eau, ses interactions thermiques et chimiques avec les roches qu'elle traverse et le processus biogéochimiques opérant dans les cours d'eau, les sols et les zones humides.

 

Laboratoire Géomatériaux et Environnement (LGE)

Les thématiques de recherche du laboratoire se répartissent en deux axes : le traitement des eaux et des sols pollués et l'étude de l'altération de matériaux en interaction avec leur environnement. Ces activités se situent à l’interface entre physique, chimie, microbiologie, minéralogie et sciences des matériaux.

 

Institut d’écologie et de sciences environnementales de Paris

L’Institut constitue un pôle de premier plan en analyse et modélisation de la dynamique des systèmes environnementaux et des ressources naturelles par la mobilisation des concepts et méthodologies de l’écologie, de l’écophysiologie, des sciences de l’évolution, des sciences de l’eau et des sciences des sols.

 

Les laboratoires partenaires

Biominéralisation et paleoenvironnements

Le laboratoire membre de l’Institut des sciences de la Terre de Paris (ISTeP, CNRS/UPMC), se consacre à l’étude des signaux physico-chimiques de la stratigraphie en mettant l’accent sur la compréhension des accidents et des ruptures géochimiques comme les grandes crises géochimiques et paléontologiques.

 

Physico-chimie des Électrolytes, Colloïdes et sciences analytiques (PECSA, UPMC/ESPCI/CNRS)

Le laboratoire a développé de fortes compétences dans le domaine de la chromatographie, du traitement de l’échantillon, de l’analyse de traces et d’ultra-traces, des techniques de traitement couplées en ligne aux techniques chromatographiques et dans la miniaturisation de ces outils.

 

Institut de minéralogie et de physique des milieux condensés (IMPMC, CNRS/UPMC/Université Paris Diderot/IPG Paris/IRD)

Les équipes de minéralogie environnementale et de géomicrobiologie réunissent des compétences en minéralogie et microbiologie et développent des recherches sur des interactions entre minéraux et activités microbiennes (expériences de bioremédiation in situ permettant l’immobilisation ou la dégradation de polluants organiques et inorganiques).

 

Laboratoire de recherche d'Eau de Paris

L’équipe travaille sur trois thématiques liées au monde de l’eau :

  • la contamination virale de l’environnement ;
  • les amibes et notamment leur rôle dans la protection des bactéries vis-à-vis des méthodes de désinfection ;
  • les pathogènes « émergents », l’antibiorésistance des bactéries.

Les laboratoires associés

Hydrosystèmes et Bioprocédés (HBAN)

Les travaux de recherche de l'unité ont pour objectif la maîtrise qualitative et quantitative des eaux continentales de surface, et se déclinent autour de deux axes :

la connaissance et la gestion des hydrosystèmes (flux d'eau et de substances polluantes, habitats et communautés aquatiques) ;

les technologies associées (bioprocédés de traitement des eaux usées et des déchets ménagers).

 

Géochimie des eaux (LGE)

L’unité est membre du PRES Sorbonne Paris Cité. Elle conduit des recherches dans tous les champs d'études de la Terre solide (géophysique, géochimie, géologie quantitative) en mariant l'observation à terre comme en mer et l'analyse et la mesure au laboratoire à la construction de modèles conceptuels, analogiques et numériques.

 

Centre d'enseignement et de recherche en environnement atmosphérique (CEREA)

Le laboratoire dispose d’une forte expertise dans le domaine de la modélisation de la pollution atmosphérique à l’échelle régionale incluant les techniques de prévision d’ensemble et à l'échelle locale.

 

Centre d’étude technique de l’équipement Île-de-France (CETE)

Le centre est un bureau public de recherche et d’ingénierie et un laboratoire d’essai et de contrôles, pour tous les acteurs de la ville et des infrastructures de transport. Il fait partie du réseau scientifique et technique du ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement.



18/03/13