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Expériences climatiques passées et leurs effets sur la biodiversité

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Marie Pinhas-Diena, responsable de la communication scientifique l T. 01 44 27 22 89 l M. marie.pinhas@upmc.fr

Expériences climatiques passées et leurs effets sur la biodiversité

De l’effet de serre aux cycles de glaciations : quels effets sur la biodiversité des écosystèmes récifaux ?

La transition climatique Oligocène–Miocène (-34 à -5 millions d’années), qui a conduit au passage d’un Système Terre soumis à l’effet de serre à celui d’un climat régi par les glaciations, permet d’évaluer sur le long terme les effets d’un changement climatique global, qui est l’inverse de celui que l’on connaît aujourd’hui.

 

De la gauche vers la droite : 1. Sur le terrain, un compteur de goutte placé sur une stalagmite permet de connaître les variations d’alimentation en eau de celle-ci. Ces variations sont mises en relation avec la quantité de cristaux formés pendant le même laps de temps. 2. Section longitudinale polie d’une stalagmite montrant les phases successives de concrétionnement et les lamines de croissance. 3. En haut, lamines de croissance d’une stalagmite vues au microscope électronique (barre d’échelle 50 micromètres). En bas, lamines observées au microscope sous lumière UV. © Christine Perrin

 

Les scientifiques ont montré que les écosystèmes récifaux n'ont pas le même comportement pendant les périodes à effet de serre et celles au cours desquelles le climat est régi par les glaciations. Le contrôle majeur dépend essentiellement du climat pendant la période à effet de serre. Lorsque les concentrations en CO2 de l’atmosphère sont relativement basses et que les conditions de glaciation prévalent, ce lien disparaît et le développement des récifs dépend alors de leur adaptation aux nouvelles conditions océanographiques.

 

Dans les régions méditerranéennes, la faune corallienne était alors constituée de genres à faible distribution géographique et de quelques genres à large répartition spatiale et temporelle. C’est-à-dire que dans cette région et pendant près de 29 millions d’années, la biodiversité corallienne était essentiellement représentée par des espèces rares qui contribuaient pourtant à la formation d’écosystèmes récifaux souvent florissants.

 

À la recherche des saisons du passé…

Les programmes de recherche en cours visent à décrypter l’enregistrement des saisons dans certaines archives naturelles, en particulier les spéléothèmes* mais aussi les squelettes de coraux fossiles.

 

*dépôts minéralisés endokarstiques tels que les stalactites et stalagmites.

Pour en savoir plus :

Centre de recherche sur la paléobiodiversité et les paléoenvironnements (CR2P, CNRS/MNHN/UPMC/EPHE)Nouvelle fenêtre

 

Christine Perrin, sédimentologue et paléontologue, est maître de conférences au MNHN et responsable de l’atelier de recherche EPICE « Écosystèmes et Paléoclimats : Interactions et CouplagEs » au sein du centre de recherche sur la paléobiodiversité et les paléoenvironnements (CR2P, CNRS/MNHN/UPMC/EPHE). Ses travaux de recherches portent sur les relations entre la biodiversité et les paléoclimats à différents échelles d’espace et de temps, en se focalisant sur l’étude des structures carbonatées.

 



14/09/15