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A l’UPMC, El Niño sous l’œil averti des climatologues

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A l’UPMC, El Niño sous l’œil averti des climatologues

Eric Guilyardi est chercheur au LOCEAN* et spécialiste d’El Niño, phénomène climatique qui apparait dans le Pacifique tropical tous les deux à sept ans. Co-animateur d’un groupe de travail international sur le sujet, il pilotait un atelier d’experts dédié dans le cadre de la conférence Our Common Future Under Climate Change organisée à l’UPMC du 7 au 10 juillet 2015.

Quel était l’objectif de l’atelier que vous animiez ?

Notre objectif était de faire avancer les connaissances sur El Niño et de comprendre sa physique. Nous souhaitons également établir un état de l’art dans le domaine, faire le point sur les actions communes existantes et proposer des pistes de recherches conjointes pour le futur. Par ailleurs, depuis la rédaction du dernier rapport du GIEC, la communauté a obtenu de nouveaux résultats. Nous voulons en faire bénéficier les négociateurs de la COP 21 en fin d’année.

Comment étaient organisés les échanges ?

Nous avions la chance d’accueillir une cinquantaine des experts mondiaux d’El Niño, pour la plupart, des climatologues. Les travaux s’articulaient autour de sessions de présentation où chacun avait le temps de poser ses questions et d’aller au fond des sujets, mais aussi de sessions de discussions, où nous avons abordé des thématiques préparées en amont du colloque. Celles que nous avions programmées permettaient d’avancer sur l’évolution d’El Niño dans le contexte actuel de réchauffement climatique ou encore sur sa modélisation.

Comment se manifeste El Niño ?

Son impact est mondial ! L’océan se réchauffe dans l’est du Pacifique tropical, les Alizés s’affaiblissent. De fortes précipitations apparaissent alors dans des régions habituellement sèches (Pérou, Chili…), entraînant d’importantes inondations. A l’inverse, l’Indonésie ou l’Australie connaissent des sécheresses. Le cours des aliments de première nécessité (riz par exemple) est aussi impacté puisque de nombreux pays producteurs sont touchés par ces changements de précipitation. Des études récentes montrent de plus qu’un réchauffement du climat de 4 à 5°C doublerait la fréquence d’évènements extrêmes tels que celui de 1997-1998. Espérons que la conférence de décembre prochain débouchera sur des actions qui limiteront les effets dévastateurs de ce phénomène.

 

*LOCEAN : laboratoire d’océanographie et du climat, expérimentations et approches numériques (UPMC/CNRS/IRD/MNH/IPSL)

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Crédits photo : Géraldine Bachmann - direction de la communication UPMC



17/07/15