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Antarctique et climatique, ça ne rime pas forcément…

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Marie Pinhas-Diena, responsable de la communication scientifique l T. 01 44 27 22 89 l M. marie.pinhas@upmc.fr

Antarctique et climatique, ça ne rime pas forcément…

Dans un contexte de réchauffement global, la survie des espèces est essentiellement conditionnée par deux paramètres : leur capacité à se déplacer vers des zones plus froides et/ou la présence de variants génétiques qui pourraient leur permettre de s’adapter à des températures plus élevées. Stéphane Hourdez, chargé de recherche CNRS dans l’unité de recherche « Adaptation et diversité en milieu marin » de la station biologique de Roscoff (CNRS/UPMC) s’intéresse à des ectothermes, espèces particulièrement sensibles aux variations extérieures car elles ne peuvent pas réguler leur température interne.

Pierre Chevaldonné et le plongeur, base Dumont d'Urville. Les récoltes d'organismes étudiés ont été faites en plongée. © Stéphane Hourdez

 

Certaines espèces de vers vivent à proximité de cheminées hydrothermales où la température avoisine les 50 °C. D’autres au contraire évoluent dans un environnement plus froid comme en Antarctique, la température de l’eau oscillant entre-1,8°C et 0°C. Comment ces espèces, qui vivent dans ces conditions extrêmes depuis des millions d’années, ont-elles pu réussir à s’adapter ?

 

Pierre Chevaldonné et Stéphane Hourdez. © Jean-Yves Toullec

 

Des études en milieu marin ont montré que la limite de distribution des espèces s’est déplacée jusqu’à 50km/décennie vers les pôles. Les espèces antarctiques ne peuvent pas migrer plus vers le sud. Leur survie dépendra donc uniquement de la diversité génétique existante. Elles évoluent depuis des millions d’années à des températures très stables (variations saisonnières limitées à 2˚C), et isolées des autres masses océaniques par le grand courant circumpolaire. Il est donc possible que la diversité génétique y soit très réduite ainsi que le potentiel de survie de ces espèces au réchauffement rapide qu’elles connaissent.

Pour en savoir plus :

Unité de recherche « Adaptation et diversité en milieu marin »Nouvelle fenêtre

 

Station biologique de Roscoff (CNRS/UPMC)Nouvelle fenêtre

 

Stéphane Hourdez est chargé de recherche CNRS dans l’unité de recherche « Adaptation et diversité en milieu marin » de la station biologique de Roscoff (CNRS/UPMC). Jean-Yves Toullec est maître de conférences UPMC dans l’unité de recherche « Adaptation et diversité en milieu marin » de la station biologique de Roscoff (CNRS/UPMC). Pierre Chevaldonné est directeur de recherche CNRS à l’institut méditerranéen de biodiversité et d'écologie marine et continentale (IMBE).

 

À voir :

Le programme POLARISNouvelle fenêtre, vidéo réalisée par Aude Sonneville, chargée de communication à l’Institut Polaire Français sur le programme de recherche

 

Blog de la mission POLARIS, interactions avec les élèvesNouvelle fenêtre

 

Le site de l’Institut Polaire FrançaisNouvelle fenêtre



02/07/15