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Le MBA « science et management » : première remise de diplôme

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Le MBA « science et management » : première remise de diplôme

Frédéric Verpillat

Ce programme, qui existe entre l’UPMC et le Collège des Ingénieurs depuis 2009, allie une formation théorique et pratique au management associée à la conduite d’un projet doctoral original et innovant. Au cours du programme, les étudiants partent en mission sur des postes au sein d’entreprise jusqu’à alors a priori inaccessibles. Il faut aussi noté l'élargissement de ce programme à Paris-Sorbonne, après que le Collège des Ingénieurs l'a reproduit avec le Karlsruhe Institute of Technology.

Le programme du Collège des Ingénieurs, dirigé par Philippe Mahrer, est un programme de management intensif sur 10 mois, en alternance partenariale avec de nombreuses entreprises internationales.

Rencontre avec Frédéric Verpillat, Ingénieur innovation chez Air Liquide et diplômé de la première promotion. Comme il le souligne lui-même, grâce à ce MBA, il a le sentiment d’être devenu professionnel, c'est-à-dire quelqu'un de très rapidement efficace, qui comprend le fonctionnement de l'entreprise et à qui on peut confier la gestion d'un projet.

Quel parcours vous a mené jusqu’au MBA science et management ?   

Frédéric Verpillat : Ma passion des sciences, développée dès le lycée, s'est renforcée en classe préparatoire. Après avoir obtenu un bac S à Villeneuve d'Ascq (59), j’ai intégré une classe prépa Physique-Chimie au Lycée Henry Wallon à Valenciennes, puis l'Ecole Normale Supérieure de Lyon en 2005 où j'ai obtenu ma licence puis mon master 1 de physique. Mon souhait était de travailler pour la recherche et l'innovation dans un groupe industriel. Je suis donc parti suivre le Master de Photonique à l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne qui est plus orienté sur la physique appliquée et l'industrie que le Master 2 proposé par l'ENS. Apres un stage de fin d'étude de 6 mois à Montréal, je suis rentré en France pour démarrer ma thèse de physique appliquée au Laboratoire Kastler BrosselNouvelle fenêtre, où j'ai pu intégrer ce programme MBA. Le lancement de ce programme était une véritable aubaine pour moi, car j'avais pour objectif de compléter ma formation scientifique par une formation managériale. Suivre ces deux formations en même temps m’a permis de gagner du temps et de me démarquer des docteurs sur le marché de l'emploi dès la fin de la thèse.

La majorité des docteurs s’insèrent professionnellement après leur thèse. Quelle plus-value vous a apporté le MBA ?

F. V. : En thèse, j’ai travaillé sur le développement d’une technique de microscopie en 3 dimensions permettant de suivre des marqueurs (nano particule d'or) dans des milieux biologique (cellules vivantes) afin de visualiser et mieux comprendre les mécanismes de diffusions dans les cellules, et ce à l’interface de 2 équipes, l'une spécialiste de l'holographie digitale, l'autre d'optique et biologie. Être à la jonction  entre ces deux disciplines que sont la physique et la biologie fut une expérience passionnante. La thèse m'a évidemment apporté une expertise scientifique, mais fut en plus une première expérience de gestion de projet : gestion d’un calendrier, d’un budget, faire le choix de continuer sur certaines pistes et d'en abandonner d'autres. Les différentes conférences internationales auxquelles j'ai participé m'ont également fait progresser en communication orale.

Les docteurs sont souvent mal considérés en France par les entreprises, et ceux titulaires de ce MBA ont indéniablement une longueur d’avance dans le choix des postes et des entreprises. La formation du MBA insiste sur le fait qu'il faut créer de la valeur pour l'entreprise, ce que j'essaie d'appliquer au quotidien.

Pouvez-vous nous détailler votre mission pendant le MBA puis votre insertion professionnelle ?

F. V. : J'ai effectué ma mission à la Direction du Développement Durable du Groupe Air Liquide. Ma mission fut de rédiger le rapport Développement Durable du Groupe pour l'année 2012. Même si cet objectif était assez éloigné de ma formation, il m'a permis de me créer un réseau dans le groupe et de découvrir l'ensemble des activités et métiers d'Air Liquide. Cette mission en entreprise est le point fort du programme « science & management ». Je pense qu'il m’aurait été impossible d'effectuer une mission similaire avec comme seul bagage une thèse universitaire. Seuls des postes à la R&D m’auraient été proposés. Le MBA m'a ouvert bien plus de possibilité de carrière. J'ai choisi de rester chez Air Liquide, en tant qu'ingénieur innovation, et je travaille actuellement sur des thématiques d'informatique industrielle, optimisation de la logistique et télémétrie. Ce poste me convient parfaitement car il fait appel à mes compétences techniques mais également à ma capacité d'imaginer des business plans dans le but de  valoriser nos innovations.



14/11/13