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La Pitié-Salpêtrière

la Pitié-Salpêtrière @ Alain Jeanne-Michaud

La Pitié-Salpêtrière tire son nom de l’hospice « Notre Dame de la Pitié » et du « Petit Arsenal » où était fabriqué le salpêtre de la poudre à canon. Son histoire contribue à montrer l’évolution de la médecine au cours des siècles.

Face au nombre croissant d’indigents qui affluaient à Paris, la Régente Marie de Médicis décida, au début du XVIIe siècle, d’ouvrir un hospice baptisé « Notre-Dame de la Pitié » - à l’emplacement actuel de la mosquée de Paris. En 1636, les terrains du « Bas-Bréants » - le site actuel de l’hôpital - furent achetés pour y implanter le « Petit Arsenal » surnommé la « Salpêtrière » en raison de la poudre à canon qu’on y fabriquait. Louis XIV offrit ensuite les terrains à la duchesse d’Aiguillon qui, influencée par Saint Vincent-de-Paul, installa un hospice pour pauvres.

A l’époque, ces établissements étaient le fruit d’un savant compromis entre charité chrétienne et nécessité politique de maintenir l’ordre public. Le 27 avril 1656, un édit royal donna naissance à « l’Hôpital général pour le renfermement des pauvres de Paris » chargé d’interner de gré ou de force mendiants, pauvres, marginaux et vagabonds. On confia à de prestigieux architectes le soin de doter La Salpêtrière de nouveaux bâtiments dont il ne reste aujourd’hui que la chapelle octogonale, le pavillon « Hemey » et la « lingerie ». En 1684, on ajouta à l’hospice, une prison pour femmes : la « Force » où furent enfermées condamnées de droit commun, prostituées, « dépravées » et victimes des « lettres de cachet ».

L’hôpital était plus un lieu de répression et d’humiliation que de soin et de réconfort. Une timide humanisation fut entreprise par Tenon qui, dès son arrivée en 1748, tenta d’améliorer les conditions d’accueil des malades. Les travaux réalisés entre 1756 et 1770, donnèrent à l’hôpital un aspect proche de celui qu’il a actuellement. Sous la Révolution française, la Salpêtrière connut des heures noires, transformée en lieu de débauche où les hommes pouvaient assouvir tous leurs fantasmes.

Dès la fin du XVIIIe siècle, l’hôpital devint un véritable lieu de soin. En 1794, Philippe Pinel décida de libérer les aliénées de leurs chaînes. En 1801, l’ « Hôpital général » prit le nom d’ « Hospices civils ». Des règles apparurent pour régir les services de santé et fixer le recrutement des médecins hospitaliers. A partir de 1823, la Salpêtrière prit l’appellation d’ « Hospice de la Vieillesse Femme », regroupant en réalité les « vieillardes » et les « folles ». Dans la lignée de Pinel, Jean-Etienne Esquirol se pencha sur le cas des aliénées qui restaient des bêtes de foire qu’on venait voir en famille. En 1882, Jean-Martin Charcot fut le premier titulaire de la « clinique des maladies du système nerveux ».

Au XXe siècle, la Salpêtrière devint un hôpital à part entière. L’asile d’aliénées fut abandonné en 1921 et l’Hospice en 1968. La « Nouvelle Pitié » fut reconstruite à proximité de la Salpêtrière et les deux établissements fusionnèrent en 1964 pour former le groupe que l’on connaît aujourd’hui.



23/10/08