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La direction de la culture de l'UPMC organise tout au long de l'année des évènements culturels sur les sites de Jussieu et des Cordeliers.

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Direction de la culture
UPMC - BC 603
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Tél. : 01 44 27 21 00
info.culture@upmc.fr

  • Directrice par intérim : Sophie Cluet
  • Chargée de mission Science-Société : Cécile Nécol tél. 01 44 27 29 13
  • Chargée de mission Patrimoine scientifique et médical : Frédérique Andry-Cazin tél. 01 44 27 35 70

Quand médecins et robots font équipe

Le docteur Dominique Hasboun est enseignant-chercheur en neurosciences à la faculté de médecine Pierre et Marie Curie et responsable de TICEMED, laboratoire multimédia de la Faculté de médecine Pierre et Marie Curie. Depuis plus de vingt ans, le neurologue essaie de comprendre la propagation des crises d’épilepsie chez des patients réfractaires aux traitements médicaux, en utilisant la stéréotaxie pour les explorations intracérébrales.

« On peut aujourd’hui modéliser le cerveau de manière extrêmement fidèle, jusqu’aux vaisseaux et ventricules », explique le chercheur. L’IRM donne effectivement accès à l’anatomie complète du cerveau et permet de localiser les régions sensibles. Cela aboutit à l’utilisation d’un appareillage : le cadre de stéréotaxie. « On visse ce système sur le crâne du patient, qui permet de définir un référentiel spatial et de cibler de manière très précise les endroits où nous devons implanter des électrodes ». Cette phase de diagnostic est très contraignante puisque le patient doit garder cet appareil pendant plus d’un jour avant d’être opéré.

Aujourd’hui, les évolutions technologiques permettent de s’affranchir petit à petit de ces techniques lourdes. Depuis un an à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, le robot Rosa a fait son apparition. « Au préalable, un scanner ou IRM est fait pour établir le diagnostic et préparer les interventions. Une analyse laser du visage en 3D fournit les repères nécessaires à tous les calculs. Cela va permettre de planifier un certain nombre de trajectoires rectilignes pour lesquelles le chirurgien va définir un point d’entrée et un point cible. » Le chirurgien réalise ensuite les gestes avec une précision encore jamais atteinte. « Nous pouvons ainsi prévoir des trajectoires beaucoup plus précises et sécurisées. On parvient à faire des contrôles millimétriques pour connaitre précisément les dangers vasculaires. » ajoute Dominique Hasboun. L’hospitalisation des patients est plus réduite, les calculs gagnent en efficacité. « L’élimination du cadre permet de calculer toutes les trajectoires nécessaires sans les limitations liées à ce système. L’arrivée de tels outils bouleverse notre manière de travailler et la médecine dans son ensemble ».

Par ailleurs, les enregistrements intracérébraux sont sources de travaux de recherche tout à fait fondamentaux et exceptionnels car pratiqués chez l’homme en respectant toutes les règles éthiques.

 

En tant qu’enseignant, Dominique Hasboun utilise la modélisation 3D issues des IRM et des scanners pour générer des outils utilisables en cours et réaliser des impressions 3D très appréciées par les étudiants. Ses cours en ligne en accès libre aident ainsi ses étudiants à approfondir leurs connaissances et à se former même à distance.

En savoir Plus

Dominique Hasboun interviendra lors de la conférence Sicneces à coeur - La high-tech entre au bloc, ce jeudi 15 juin.

 

© site web du Children's Hospital Colorado

 

 



15/06/17