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Rencontre autour de la pollution urbaine

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La direction de la culture de l'UPMC organise tout au long de l'année des évènements culturels sur les sites de Jussieu et des Cordeliers.

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  • Chargée de mission Science-Société : Cécile Nécol tél. 01 44 27 29 13
  • Chargée de mission Patrimoine scientifique et médical : Frédérique Andry-Cazin tél. 01 44 27 35 70

Rencontre autour de la pollution urbaine

Sciences à coeur

SCIENCES A COEUR Saison 2

Rencontre autour de la pollution urbaine : une plate-forme d’observation à Jussieu

 

Pour en savoir plus sur Qualair, un « outil scientifique » original en milieu urbain,
découvrir les différentes espèces de polluants dans le ciel francilien,
mais aussi rencontrer un physicien de l’atmosphère à la croisée des disciplines,
nous vous invitons à venir écouter
le professeur François Ravetta
lors d’une conférence citoyenne qui a eu lieu jeudi 6 mai 2010 à 17h45 à l'UPMC – Université Pierre et Marie Curie, Campus de Jussieu, Amphithéâtre Jacques-Monod.

 

Visionnez la vidéo de la conférenceNouvelle fenêtre.

(La vidéo de cette conférence est lisible avec le logiciel Real Player ou tout autre logiciel qui puisse lire ce format. Vous pouvez télécharger Real Player gratuitement et légalement ici :http://france.real.com/realplayerNouvelle fenêtre

Résumé de la conférence

Les questions de l’environnement sont aujourd’hui au coeur de nos préoccupations. Des modélisations numériques nous permettent de prévoir les pics de pollution atmosphérique. Modéliser, c’est bien, mais sans observations précises et pérennes, même le meilleur modèle donnera des simulations fausses ou ne pourra être validé! C’est cette conviction qui a poussé François Ravetta et ses collègues à créer et mettre en place sur les toits du campus en 2008 une plate-forme instrumentale de premier plan permettant d’analyser et de caractériser dans Paris « intra muros »la colonne atmosphérique au-dessus de Jussieu.
Combinant synergies expérimentales innovantes et compétences scientifiques, Qualair permet de mesurer les polluants primaires comme les particules ou les polluants secondaires et leurs précurseurs, comme le dioxyde d’azote et l’ozone par exemple. Concernant les aérosols, François Ravetta va jusqu’à parler d’analyse de la « zoologie » des particules !

Pourquoi avoir créé un tel dispositif en plein Paris ?
Bien sûr pour compléter les mesures faites au sol par AIRPARIF, qui permettent d’établir un « diagnostic de la pollution horizontale » à l’échelle de la région, dont nous connaissons tous les enjeux en termes de santé et d’environnement. Avoir des données recueillies en altitude dans la colonne atmosphérique permet également de faire un « diagnostic vertical » pour mieux appréhender l’impact des villes comme source de pollution à plus grande échelle.
Ensuite, les résultats enregistrés par ces instruments donnent des bases de données précieuses pour d’autres structures qui « surveillent » la pollution urbaine. Il s’agit là d’obtenir de longues séries en réseau avec d’autres plates-formes, pour dégager des tendances d’évolution de la pollution.
Enfin, et ce point tient particulièrement « à coeur » à notre conférencier, Qualair permet de former des étudiants à l’observation. Il est en effet important que les chercheurs de demain, qui s’appuient de plus en plus sur la modélisation dans leur travail scientifique quotidien, restent « attachés » aux approches expérimentales.

Vous avez envie d’en savoir plus, de poser vos questions sur les pollutions ? Venez rencontrer François Ravetta ! Mais pour vous assurer une place … pensez à vous inscrire ! 

  

François-Ravetta@UPMC-Guillaume Osès.François RAVETTA

 
Professeur de physique de l’atmosphère à l’UPMC
Membre du Laboratoire Atmosphères, Milieux, Observations Spatiales (LATMOS) / Institut Pierre Simon Laplace
Directeur adjoint de l’UFR Terre Environnement Biosphère
Responsable pour l’UPMC de la spécialité de master « Sciences et Politiques de l’Environnement »

Enseignant-chercheur à l’UPMC, François Ravetta développe actuellement une plateforme d’observation par télédétection de la pollution urbaine sur le site de Jussieu, et prépare une campagne de mesures aéroportées pour étudier les interactions entre chimie et climat à l’échelle de la Méditerranée.
Lui-même diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, il a contribué à créer un parcours de double master « Sciences et Politiques de l’Environnement » proposé par Sciences Po et l’Université Pierre et Marie Curie. Ce master s’adresse à des étudiants ayant une formation scientifique (école d’ingénieur, licence scientifique, Bachelor of Science) et qui souhaitent participer au changement de trajectoire de nos économies.

3 questions à François Ravetta


A quoi / A qui devez-vous votre vocation scientifique ?
La motivation première reste le désir de comprendre le monde qui m’entoure, de répondre aux questions que soulève l’enfance. A cela s’ajoute un goût pour les mathématiques qui conduit naturellement en France à poursuivre des études scientifiques. Cela dit, les sciences de la nature ne sont pas le seul mode de lecture du monde, et les circonstances, d’autres rencontres, auraient pu me conduire à faire des choix professionnels très différents. Le spectre des métiers est beaucoup plus large qu’on ne l’imagine pendant ses études. Il faut bien sûr choisir une voie et s’y tenir  suffisamment longtemps si l’on souhaite construire quelque chose de durable, mais je suis convaincu que chacun possède de multiples potentialités qui toutes mériteraient de pouvoir s’exprimer.  

  

Quel est le meilleur souvenir de votre carrière scientifique ? De quoi êtes-vous particulièrement fier(e) dans votre carrière ?
Je n’ai pas l’impression de faire carrière et j’ai  choisi un domaine d’activité, la recherche en environnement, pour lequel  une démarche solitaire ne fait pas vraiment sens compte tenu de la multiplicité des approches à combiner. J’incite d’ailleurs toujours les étudiants qui se destinent à une thèse dans ce domaine à privilégier le choix de l’équipe d’accueil et la méthodologie mise en oeuvre par rapport au sujet de recherche. J’ai la chance de m’investir régulièrement dans des campagnes de terrain internationales et mes meilleurs souvenirs sont liés aux moments partagés entre collègues français et étrangers sur place, qu’il s’agisse de déployer les instruments en espérant que le phénomène à observer sera bien au rendez-vous, de dépouiller les données dans l’attente des premiers résultats ou de se détendre après une journée bien remplie.

 
En ce moment, qu’est-ce-qui vous tient « à coeur » dans vos recherches ? Quel est votre rêve de scientifique ?
Dans l’étude de notre planète, les activités de simulation numérique se sont très fortement développées. Je pense qu’il faut veiller à conserver un équilibre avec les observations, le recueil de données originales et pérennes. C’est ce qui me pousse à développer une station comme Qualair à Jussieu, qui permettra d’observer la colonne atmosphérique en centre ville. J’espère aussi  qu’elle attirera  des étudiants vers la dimension expérimentale de la recherche atmosphérique. A plus long terme, j’aimerais d’ailleurs me lancer dans des développements instrumentaux innovants. Et mon rêve serait simplement de pouvoir exercer mon métier dans de meilleures conditions. Comme de nombreux domaines d’activité, la recherche scientifique souffre elle aussi de l’accélération excessive des rythmes de travail, d’une production à flux tendu, d’une course aux crédits et d’une évaluation à trop court terme. Je ne suis pas convaincu que cela nous fasse gagner en efficacité. Comme pour nos sociétés, le défi qui nous fait face est d’intégrer les temps longs et les rythmes lents, gages de cohérence, à nos activités parfois trop fébriles et quelque peu éparpillées.

 

Site du LATMOS
http://www.latmos.ipsl.fr/Nouvelle fenêtre

Site de Qualair
http://qualair.aero.jussieu.frNouvelle fenêtre

Article sur le suivi des émissions de cendres du volcan islandais
http://www.insu.cnrs.fr/a3480,suivi-emissions-cendres-volcan-islandais-eyjafjoll.htmlNouvelle fenêtre

Site du double master « Sciences et Politiques de l’Environnement »
http://www.master.sduee.upmc.fr/fr/01_Enseignements/08_Spe_SPE/Nouvelle fenêtre

 

Vous trouverez un dossier documentaire sur le sujet sur Jubil, le portail documentaire de l'UPMC iciNouvelle fenêtre.

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27/05/13